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Les Suisses s’opposent à une tendance par ailleurs tenace des régulateurs mondiaux en matière de monnaie cryptée. En tant que siège de la Crypto Valley, la version suisse de la Silicon Valley, située dans le canton de Zoug et dotée d’entreprises à chaînes de blocs, le pays souhaite maintenant que sa position de leader englobe tout ce qui touche à la Crypto.

Le ministre fédéral de l’économie Johann Schneider-Ammann a déclaré, lors d’une conférence crypto finance pour investisseurs privés et institutionnels, la première du genre organisée dans les Alpes suisses au début du mois, que la Suisse veut être la « nation crypto ». Il l’ a dit à la condition que l’élan qui s’est emparé de Crypto Valley se poursuive.

La Suisse est d’ores et déjà un lieu de domiciliation attrayant pour les entreprises, en raison de son environnement réglementaire favorable aux entreprises et de sa transparence, ce qui crée des conditions idéales pour les startups à venir. Une propension à l’évasion fiscale des clients fortunés est cependant antérieure à celle du pays alpin, qui a terni sa réputation entre-temps. Aujourd’hui, les responsables politiques doivent faire face à cette réputation lorsqu’ils fixent les paramètres de la révolution numérique qu’ils veulent promouvoir.

Berne a créé un groupe de travail de l’OIC, semblable à l’approche de la task force de la SEC américaine, pour étudier la régulation du rôle, à l’instar de la FINMA suisse. Le ministre suisse des finances, Jörg Gasser, a déclaré que le marché n’était pas aussi « discipliné » qu’il le souhaiterait. Ils s’efforcent de créer un marché « florissant » pour l’OIC, mais pas au détriment des normes et de l’intégrité des marchés financiers.

Les participants du secteur s’affrontent des deux côtés de l’argument réglementaire, avec Richard Olsen, fondateur de la chaîne de bloc Lykee, suggérant que si elle n’est pas cassée, il n’ y a pas besoin de la réparer, suggérant que les ICO pourraient s’auto-policier, comme dans le cas de l’économie partagée. Mais la Suisse ne devrait pas permettre au pendule de basculer trop loin de ce côté, avec les protocoles réglementaires KYL et AML présents.

Selon le FT, les ICO basées en Suisse ont attiré 550 millions de dollars dans leurs coffres entre janvier et octobre 2017, contre 580 millions de dollars aux Etats-Unis – les deux premiers pays pour les ventes de jetons. L’an dernier, les ICO ont recueilli environ 4 milliards de dollars.

Appel de la Suisse

L’attrait de la Suisse est évident, comme en témoignent les riches investisseurs locaux et les talents technologiques de qualité. La demande pour les prochains ICO persiste jusqu’en 2018, et le groupe commercial Crypto Valley reçoit jusqu’ à 10 demandes de renseignements par jour au sujet d’une ICO suisse.

Ils cherchent à se rallier au succès d’autres offres suisses à grand succès, notamment Sirin Labs, une startup israélo-suisse qui a récolté plus de 157 millions de dollars dans son ICO. Le plus grand concurrent de la Suisse pourrait être Gibraltar, la Bourse de Gibraltar faisant un ICO.

Non pas qu’il n’ y ait pas eu de perdants, avec la débâcle de Tezos ICO qui se déroule toujours après avoir récolté 232 millions de dollars. Johann Gevers, directeur de la fondation suisse Johann Gevers, qui s’est opposé aux fondateurs de Tezos et qui s’est engagé à démissionner une fois que le projet sera terminé.

Entre-temps, sur les 10 premiers ICO à venir, 40% sont domiciliés en Suisse, selon les données de PwC citées dans le FT.

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